Chronique: La disparition des conditions d’un marché haussier signe le retour de la gestion flexible

Puisque les perspectives des bourses deviennent plus incertaines à moyen et long terme, l’objectif des investisseurs est désormais de se positionner davantage sur des gestions offrant beaucoup plus de souplesse d’exposition. Les fonds diversifiés flexibles sont en train de s’installer au cœur des portefeuilles.

La chute des marchés financiers depuis deux ans n’est pas une simple correction technique ponctuant quatre années d’un rally quasiment ininterrompu. Elle n’est pas plus la nécessaire respiration d’un cycle structurellement haussier car son ampleur a durablement affecté le capital des investisseurs. Au contraire. En effet ni la gestion profilée ni la diversification de portefeuille n’ayant rempli leurs rôles alors que toute les classes d’actifs ont chuté  en même temps, la crise actuelle marque une rupture radicale dans la marche des affaires, et donc, dans la perception des marchés d’actions par les investisseurs. L’exigence probable d’une prime de risque significativement supérieure à celle qui était demandée pendant les années fastes va tout d’abord provoquer un repli marqué des PER d’équilibre. Les croissances bénéficiaires de leur côté pourraient à terme pâtir du ralentissement des gains de marges engendrées par une délocalisation déjà très avancée et de la fin de la modération salariale. Enfin, la fin d’un cycle long de baisse des coûts de financement des entreprises va aussi peser sur les bénéfices.
Read the rest of this entry »

Morning Meeting - Peut-être une huitième semaine positive ? (30 avril 2009)

La Bourse de Paris devrait aborder la dernière séance de la semaine dans le vert et pourrait bien aligner un huitième bilan hebdomadaire positif.

Pourtant, la prudence aurait pu être de mise à la veille d’un week-end prolongé, d’autant que le marché parisien a bénéficié hier des chiffres trimestriels de certains poids lourds de la cote pour reprendre plus de 2 %. Cependant, grâce à une augmentation des dépenses de consommation et une diminution des stocks des entreprises, les indices new-yorkais n’ont pas fait grand cas de la baisse de 6,1 % du PIB américain au premier trimestre, selon une première estimation. Ils ont également accueilli favorablement le communiqué qui a suivi le statu quo monétaire de la Fed, dans lequel la banque centrale des Etats-Unis constate une décélération de la récession.

Aujourd’hui, de nombreuses données économiques viendront rythmer la séance. Ce matin pour la zone euro, sont programmés les chiffres du chômage du mois de mars et une estimation de l’indice des prix à la consommation d’avril. Cet après-midi, pour les Etats-Unis, les investisseurs surveilleront les dépenses et les revenus des ménages du mois dernier, le coût de l’emploi du 1er trimestre ainsi que l’indice PMI des directeurs d’achats de Chicago d’avril.

Morning Meeting - En attendant le PIB américain (29 avril 2009)

Les investisseurs vont surtout attendre LE chiffre du jour… Il nous viendra des États-Unis en début d’après-midi, il s’agit du PIB du premier trimestre.

La croissance américaine avait terminé l’année en berne sur un repli de 6,3 % au quatrième trimestre. Le consensus s’attend à un léger mieux même si l’activité devrait rester en baisse. En attendant, la zone euro ne sera pas en reste avec en fin de matinée, l’indice de confiance économique pour ce mois-ci. Et puis la Réserve Fédérale des États-Unis fermera le ban avec la réunion de son comité de politique monétaire qui devrait laisser inchangé son taux directeur dans une fourchette de 0 à 0,25.

Sur le front des valeurs, on dispose ce matin de nombreuses publications d’entreprises. Michelin a publié un chiffre d‘affaires conforme aux attentes au premier trimestre quoiqu’en baisse. ArcelorMittal est confronté à une perte nette très supérieure aux attentes sur les trois premiers mois de l’année. Sur la même période, France Télécom souffre de la crise mais limite les dégâts avec des ventes relativement stables tout comme Suez Environnement. Sanofi-Aventis a publié des résultats trimestriels en hausse et supérieurs aux attentes. Mais on surveillera aussi Publicis, Pages Jaunes, Imerys ou encore Trigano… Et puis hors résultats, Société Générale avec l’annonce de la démission de Daniel Bouton.

Morning Meeting - Fébrilité (28 avril 2009)

La Bourse de Paris qui a fini in extremis à l’équilibre hier soir devrait démarrer la journée en baisse prononcée. Une consolidation assez logique car le marché parisien arbore un bond de plus de 23 % depuis le 9 mars et comme hier la séance devrait être animée par des inquiétudes concernant une possible propagation de la grippe porcine.

Inquiétudes qui pèsent sur les secteurs du tourisme et du transport mais qui parallèlement bénéficient aux laboratoires pharmaceutiques et aux fabricants de protections individuelles. Ainsi, Air France-KLM avait perdu 6,56 % et Sperian Protection flambé de 23%. Finalement la tendance parisienne s’était améliorée en fin de journée dans le sillage des marchés américains. Hélas, les indices new-yorkais n’ont pas réussi à confirmer leurs bonnes dispositions.

Si la séance de lundi était dépourvue de statistique majeure, celle d’aujourd’hui sera un peu plus fournie avec pour principaux rendez-vous américains l’indice S&P Case Shiller sur l’évolution des prix de l’immobilier du mois de février ainsi que l’indice de confiance des ménages selon le Conference Board. Côté valeurs, les indications ne manqueront pas avec les chiffres trimestriels, notamment, de Michelin, Air Liquide, Klépierre, Carbone Lorraine ou Séché Environnement.

Morning Meeting - Et maintenant? (27 avril 2009)

Après avoir enchaîné sept semaines consécutives de progression, après avoir du même coup sérieusement réduit les pertes annuelles du CAC 40, les questions se multiplient pour essayer de deviner ce qui fera la tendance des prochains mois.

La première de ces interrogations est : le pire de la crise est-il derrière nous ? Du coup, tout le monde lorgne vers l’autre rive de l’Atlantique où sera publié mercredi la première estimation du PIB du premier trimestre. En attendant, ce lundi devrait laisser la place à des prises de bénéfices assez logiques. Surtout, l’agenda de ce début de semaine est plus que léger. Seule l’Allemagne fera parler d’elle avec l’indice GFK de confiance des consommateurs. Dans ce contexte, la monnaie unique européenne - qui avait nettement pris de l’altitude - a tendance à redescendre u npeu même si l’euro reste ferme. De même, le pétrole se maintient autour de la barre psychologique des 50 dollars.

Enfin, côté valeurs, on peut signaler l’impact significatif de la grippe porcine dans les premiers échanges. Si Air France-KLM est affectée, les pharmaceutique sont plébiscitées.

Morning Meeting - Hausse initiale (24 avril 2009)

La Bourse de Paris, toujours tiraillée entre espoir et crainte, devrait continuer à se montrer volatile. Le CAC 40 qui hier s’est replié de 0,55 % devrait toutefois effacer tout ou partie de ses pertes en tout début de séance dans le sillage de Wall Street.

Les résultats meilleurs que prévu de plusieurs banques régionales ont permis aux indices de terminer positivement la séance. Les mauvaises nouvelles n’ont toutefois pas déserté l’horizon : le bénéfice de Microsoft a chuté de 32 % lors des trois premiers mois de l’année. Plus inédit, son chiffre d’affaires a reculé de 6% sur la période –un événement historique puisque cette contraction des ventes trimestrielles de Microsoft est tout simplement la première que l’éditeur de logiciels expérimente en trente quatre ans d’existence ! En France, l’automobile souffre toujours. L’équipementier automobile français Valeo vient d’indiquer avoir signé au premier trimestre une perte nette de 159 millions d’euros. Quant à Lafarge, il pourrait bien poursuivre son rally boursier. L’augmentation de capital de 1,5 milliards d’euros lancée par le cimentier a été couronnée de succès.

Au chapitre « statistiques », l’indice IFO du climat des affaires en Allemagne ainsi que les commandes de biens durables et les ventes de maisons neuves aux Etats-Unis accapareront l’attention des investisseurs.

Morning Meeting - Atermoiements (23 avril 2009)

Malgré la reprise un peu étonnante d’hier après-midi les marchés restent très partagés entre les déclarations volontaristes de Timothy Geithner, le secrétaire américain au trésor, et les prévisions pessimiste du FMI. Et les résultats moins mauvais que redouté de quelques entreprises américaines n’ont fait que renforcer cette question majeure : le pire de la crise est-il derrière nous ? Difficile de dire que la clôture de New York puisse éclairer un peu ce panorama troublé en effet les grands indices ont terminé en ordre dispersé.

Après trois jours sans aucun relief, l’agenda de ce jeudi prend un peu de consistance. On retiendra essentiellement deux chiffres en provenance de la zone euro avec l’indice composite des directeurs d’achats – qui regroupe les secteurs manufacturiers et des services – pour ce mois-ci et les commandes industrielles de février. Ce sont ensuite les États-Unis qui prendront le relai avec une actualité un peu moins fournie : les demandes hebdomadaires d’allocations chômage et les ventes de logements anciens de mars. Un indicateur d’autant plus attendu après la reprise des prix immobiliers en février tombée hier aux États-Unis.

Et puis côté entreprises, on surveillera une kyrielle de résultats avec LVMH, Casino Guichard, Schneider Electric, Essilor International, Biomérieux ou encore Dreamnex.

Morning Meeting - Prudence (21 avril 2009)

Le marché parisien s’annonce timide ce matin. Il faut dire qu’hier soir, New York, à l’instar de toutes les grandes places mondiales, a subi des prises de bénéfices après avoir enregistré six semaines consécutives de progression. Une séquence qui a également concerné la bourse de Paris qui n’avait plus connu une telle série depuis février 2005. Outre-Atlantique aussi, les indices ont affiché sur les dernières semaines des performances inédites depuis bien longtemps.

À Wall Street, donc, le Dow Jones a perdu 3,56 % à 7 841 points et le S&P 500, un indice plus large souvent considéré comme plus représentatif de la tendance, le S&P 500, donc, a plongé de 4,28 %. De son côté, le Nasdaq a abandonné 3,88 %. En Asie, l’alignement avec New York a eu lieu. D’ailleurs à Tokyo, le Nikkei a cédé 2,39 %.

La prudence des opérateurs est aussi alimentée par les dernières déclarations de la Maison Blanche. Tant Barack Obama que ses plus proches conseillers se sont montrés plus pragmatiques, rappelant la situation délicate dans laquelle se trouvait l’économie américaine. Surtout, dans ce contexte, les opérateurs se retrouvent un peu livrés à eux-mêmes. En effet, l’agenda de ce mardi est, tout comme celui d’hier, particulièrement léger. Le seul chiffre du jour nous viendra d’Allemagne avec, à 11 heures, l’indice ZEW pour le mois d’avril. Ce baromètre mesure le moral des investisseurs en Allemagne.

En attendant, sur le marché des changes, la monnaie unique européenne reste faible. Et puis, côté pétrole, la chute des marchés d’actions a eu un fort impact sur l’or noir qui se reprend timidement ce matin.

Enfin côté entreprises, énormément de publications aux valeurs moyennes. On peut citer Audika, Emailvision, Fleury Michon, Soitec, Fountaine Pajot, Faurecia ou encore Guyenne et Gascogne.

Foncière des Régions (- 7,34% à 44,32 euros)

JP Morgan a dégradé un certain nombre de valeurs immobilières européennes dont Foncière des Régions pour laquelle il émet un avis de sous-performance alors qu’il se déclarait neutre précédemment sur le dossier.

Foncière des Régions a accusé l’un des plus forts replis du SRD en début de séance.

Bourse de Paris - Chute (- 3,96 %)

Le marché parisien a plongé sous l’effet des prises de bénéfices après six semaines consécutives de hausse et le CAC 40 a clôturé sur un net repli de 3,96 % à 2969 points.

L’indice phare du Palais Brongniart est ainsi repassé sous le seuil des 3.000 points. Les investisseurs restent très inquiets en ce qui concerne le secteur bancaire. Si Bank of America a vu son bénéfice trimestriel bondir plus fortement que ne le prévoyaient les analystes, les opérateurs n’ont pas apprécié, semble-t-il, l’augmentation de ses créances douteuses. Partant, l’envolée de Sun Microsystems suite à l’accord de rachat par Oracle n’a pas profité aux marchés actions.

Sur le front macro-économique, l’agenda s’est avéré relativement maigre. Les boursiers se sont contentés, aux Etats-Unis, des indicateurs avancés établis par le Conference Board. Ces derniers ont, en mars, et pour le 9ème mois de suite, reculé, ce qui ne semble pas de bon augure pour un éventuel redressement conjoncturel. De ce cÔté-ci de l’Atlantique, les investisseurs prendront connaissance de deux statistiques allemandes d’importance, à savoir ce mardi l’indice ZEW de confiance des investisseurs et vendredi l’indice IFO du climat des affaires outre-Rhin.

Mais, pour l’heure, les angoisses sur la croissance mondiale se sont répercutées sur le prix du pétrole. Le baril de brut a, en effet, sensiblement reculé tant à Londres qu’à New-York.